• L’incertitude politique pourrait susciter l’inquiétude des investisseurs pendant la trêve estivale. Il ne faut cependant pas perdre de vue ses objectifs financiers et l’intérêt d’investir sur le long terme.
  • Un portefeuille diversifié avec des actifs générateurs de revenus peut contribuer à atténuer les effets de la volatilité possible pendant la période estivale.

« Alors que les épargnants s’apprêtent à partir en vacances, que doivent-ils faire — et surtout ne pas faire! — pour que leurs placements passent un bon été ? »

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Alors que les investisseurs préparent leurs valises pour aller profiter du soleil, certains pourraient s’inquiéter de laisser leur portefeuille vulnérable face à la volatilité des marchés… à tort ou à raison ?

Cette année est marquée par une instabilité politique généralisée, une hausse de l’inflation et des fluctuations monétaires, ce contexte peut engendrer de l’anxiété supplémentaire pour les investisseurs alors que ces derniers posent la crème solaire dans les valises et se préparent pour les vacances.

Les investisseurs doivent mettre en perspective, le point de vue généralement admis qu’une approche d’investissement basée sur l’exposition à long terme à un portefeuille diversifié d’actions et d’obligations est l’un des meilleurs moyens d’être efficace sur le long terme.

Comment la période estivale influence-t-elle les marchés ?

Un vieux dicton suggère que les investisseurs devraient « vendre en Mai et s’en aller jusqu’à la mai mi-septembre ». Cela remonte à l’époque où pendant la période estivale les financiers quittaient la ville pour rejoindre la campagne…Une tradition devenue maintenant obsolète…

Si l’on compare les étés successifs de ces 30 dernières années, les actions européennes, selon le MSCI Europe Index1, ont progressé au cours de 17 étés et ont reculé durant les 13 autres2. Face à cette incertitude, nous suggérons de rester investi durant la période estivale plutôt que de jouer aux devinettes chaque été et tenter d’anticiper les tendances du marché.

D’une manière générale, en multipliant les opérations sur les marchés, non seulement on court le risque de se tromper sur les moments où vendre et acheter, mais également de passer à côté du paiement des intérêts — au travers des dividendes d’actions ou des coupons d’obligations — sans oublier qu’investir dans une unité de compte se conçoit à moyen terme et non sur une période restreinte.

En bref, avec l’approche des vacances d’été, il est plus important que jamais de rappeler aux investisseurs que les tentatives de « timing du marché » sont souvent sans espoir et que rester loin des nouvelles financières pendant les vacances est sans doute la meilleure stratégie possible.


Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.

Lorsque l’on prend en considération la hausse des marchés et qu’on y ajoute les dividendes, nous considérons qu’à long terme la bourse a plutôt tendance à récompenser les investisseurs patients qui ne multiplient pas les opérations de rentrée et de sortie.

En trente ans, depuis janvier 1987, les actions mondiales du MSCI World Index1 ont offert un rendement total de 435,8 %. Cela signifie qu’un investissement de 1 140 euros vaudrait donc 6 108 euros aujourd’hui3. Ainsi, un placement de 570 euros par mois depuis janvier 1987 en actions mondiales constituerait aujourd’hui un patrimoine de 461 700 euros si cette somme était restée investie pendant 30 ans. De quoi financer un projet personnel ou professionnel ! Bien évidemment, un tel investissement ne s’accompagne pas sans un risque accru de perte en capital, surtout quand il s’agit des actions.

Les investissements sur le marché obligataire ne dérogent pas à cette tendance. La performance des bons du trésor américain a fluctué au cours du temps, elle a par exemple grimpé de 20,1 % pendant la crise financière de 2008 car les investisseurs recherchaient des « valeurs refuges » avant de dégringoler de 11,1 % l’année suivante suite au regain de confiance du marché4.

Toutefois, en restant investis sur 30 ans (donc depuis le début de l’année 1987), les bons du trésor américain auraient généré un revenu annuel brut moyen de 6,17 %. Cela reflète l’impact positif qu’un réinvestissement régulier des coupons obligataires (intérêts perçus) peut représenter ainsi que les bénéfices à maintenir un horizon d’investissement sur le long terme.

Alors que dire à vos clients avant le grand départ pour les vacances ?

  • Garder à l’esprit le plan d’investissement initial et penser au long terme.
  • S’assurer que le portefeuille est suffisamment diversifié, avec une exposition à différentes sources de revenus afin d’être moins affecté par une forte baisse dans une catégorie d’investissement spécifique.
  • Envisagez un fonds flexible qui distribue des revenus, en confiant la gestion de votre portefeuille aux experts qui investissent dans différents classes d’actifs, secteurs et régions du monde.